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Les origines de la maison de retraite
L'institution privée à l'origine de l'établissement actuel est créée dans le quartier "Terre-Nègre" le 11 avril 1827, à l'initiative de personnalités bordelaises et sous l'égide des autorités politiques et religieuses : le maire de Bordeaux, le préfet de la Gironde et l'archevêque de Bordeaux. Elle se dénomme "Société pour l'Extinction de la Mendicité dans Bordeaux", avec pour but d'offrir un lieu d'accueil aménagé aux personnes en situation de précarité sur la commune de Bordeaux.


L'Etablissement est reconnu d'utilité publique dès 1847

Grâce à la reconnaissance d'utilité publique, octroyée par ordonnance royale du 25 juin 1847, l'Institution va désormais pouvoir bénéficier de legs et de donations qui, s'ajoutant aux cotisations annuelles des membres bienfaiteurs, améliorent durablement sa situation financière.

Enfin, différents traités passés avec les autorités préfectorales et municipales en 1858, 1874, et 1891, définissent le principe de la place réservée aux indigents valides et infirmes girondins ou bordelais, moyennant le versement d'un prix de journée en remboursement  des frais de séjour occasionnés.

Ainsi, à la fin du 19 siècle, l'établissement dispose de deux quartiers indépendants séparés par des grilles, et dont les logements sont organisés en vastes dortoirs :
d'un côté l'asile TERRE-NEGRE qui accueille "des habitués ou volontaires" dont la moyenne d'âge est élevée puisqu'en 1889 sur 199 personnes, 144 sont âgées de 60 à 80 ans ou plus (soit 72 % de la population), de l'autre côté le Dépôt de Mendicité qui loge des individus de tous âges sans domicile fixe pour de courts séjours de quelques jours à 1 mois.
D'où vient le nom de Terre-Nègre
Les sablières de Terre Nègre sont un lieu connu depuis l'époque gallo-romaine. A 400 mètres au sud-ouest du Palais Gallien, dans le périmètre actuel des rues Paulin,  Naujac, Mondenard,  Ernest Renan et de la Franchise, ce promontoire a abrité un grand cimetière biturige (tribus gauloises ayant fondé Burdigala) ; les sables noircis par les cendres funéraires (d'où le nom latin terra nigra), ont révélé, lors de fouilles en 1802, un grand nombre de vases, d'urnes, de figurines exposées au musée d'Aquitaine à Bordeaux.